Affleurements

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24/05/04

-Fin-

Babils ferme.
Tout continue ici.
Restent les archives.

12/05/04

L'observateur

Il prenait toujours le poste d'observateur pour commencer, par prudence, par timidité, ne commençant à parler que lorsqu'il avait compris le groupe.
Parfois, à force d'observer, il en oubliait qu'il était dans la pièce.
L'impression de devenir transparent.

10/05/04

Un air de Jazz

C'est comme un air de Jazz, une mélodie douce, un souffle chaud contre la nuque, une main sur la hanche.
Une petite musique que j'écouterais pour m'endormir.
Un air qui me manque lorsque la nuit garde le silence.

07/05/04

Mots

Il t'arrive de chercher un mot pendant des heures, parce que tu sais que tu l'as déjà rencontré.
Tu ne trouves pas.
Comme un visage que tu n'arrives pas à redessiner.

05/05/04

Petits pas

On s'avance à petits pas, à peine dévoilés.

04/05/04

Jolies choses

Il disait qu'il avait juste envie de regarder des jolies choses.
En le disant, il pensait il le trouvait très désuet, ce terme, "jolie choses". Mais il ne voyait pas tellement comment le dire autrement.

28/04/04

DesMots

Il y a ces mots qu'on ne dit pas parce qu'on aurait peur qu'ils nous emmènent trop loin.

DesLarmes

C'est difficile de raconter tout ça.
Vraiment difficile.
Quand son propre esprit trahit.

C'est comme la folie, en toute conscience.
...

20/04/04

Promenades nocturnes

Je me souviens, ce soir là, nous marchions, bras dessus, bras dessous, sans idée d'avenir.
Vous m'expliqiuez toutes ces âmes, tout ce sang versé pour une idée folle, pour une idée que je détestais.
Vous me racontiez votre admiration pour ces hommes qui ont laissé santé, mains, épaules, bras, jambes, vie, enfants, raison et amours, entre toutes ces briques, entre tous ces interstices, ces pavés. Je vous racontais toute ma frayeur de ces mêmes choses. Je pensais juste que depuis tous ses siècles passés, l'oubli était bien rapide, la mort bien lente.
Vous m'expliquiez la grandeur de ce sacrifice et j'imaginais la souffrance piégée entre toutes ces pierres.

Au regard aujourd'hui, il ne reste que la dentelle, la finesse.
L'inverse de l'érosion.

Peut être avaient-ils une raison.

Nous étions juste bras dessus, bras dessous, je regardais tous les visages.

Aucun n'était semblable.

Dixit

On a une façon bien à nous de ne pas nous dire les choses

Je pense à vous.
Un long instant.

Très long.


Le plus possible..

Le Naturel

Ne dites jamais " c'est naturel ", afin que rien ne passe pour immuable.


B. Brecht

13/04/04

Un mot

Le mot juste, le mot qui sonne, celui qui tranche, qui balance, le mot juge et musicien, un maître chanteur.

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