Babils ferme.
Tout continue ici.
Restent les archives.
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lundi 24 mai 2004
Par GM le lundi 24 mai 2004, 19:43
Babils ferme.
Tout continue ici.
Restent les archives.
mercredi 12 mai 2004
Par GM le mercredi 12 mai 2004, 11:49
Il prenait toujours le poste d'observateur pour commencer, par prudence, par timidité, ne commençant à parler que lorsqu'il avait compris le groupe.
Parfois, à force d'observer, il en oubliait qu'il était dans la pièce.
L'impression de devenir transparent.
lundi 10 mai 2004
Par GM le lundi 10 mai 2004, 12:25
C'est comme un air de Jazz, une mélodie douce, un souffle chaud contre la nuque, une main sur la hanche.
Une petite musique que j'écouterais pour m'endormir.
Un air qui me manque lorsque la nuit garde le silence.
vendredi 7 mai 2004
Par GM le vendredi 7 mai 2004, 12:36
Il t'arrive de chercher un mot pendant des heures, parce que tu sais que tu l'as déjà rencontré.
Tu ne trouves pas.
Comme un visage que tu n'arrives pas à redessiner.
mercredi 5 mai 2004
Par GM le mercredi 5 mai 2004, 11:17
On s'avance à petits pas, à peine dévoilés.
mardi 4 mai 2004
Par GM le mardi 4 mai 2004, 12:49
Il disait qu'il avait juste envie de regarder des jolies choses.
En le disant, il pensait il le trouvait très désuet, ce terme, "jolie choses". Mais il ne voyait pas tellement comment le dire autrement.
mercredi 28 avril 2004
Par GM le mercredi 28 avril 2004, 18:51
Il y a ces mots qu'on ne dit pas parce qu'on aurait peur qu'ils nous emmènent trop loin.
Par GM le mercredi 28 avril 2004, 18:42
C'est difficile de raconter tout ça.
Vraiment difficile.
Quand son propre esprit trahit.
C'est comme la folie, en toute conscience.
...
mardi 20 avril 2004
Par GM le mardi 20 avril 2004, 22:29
Je me souviens, ce soir là, nous marchions, bras dessus, bras dessous, sans idée d'avenir.
Vous m'expliqiuez toutes ces âmes, tout ce sang versé pour une idée folle, pour une idée que je détestais.
Vous me racontiez votre admiration pour ces hommes qui ont laissé santé, mains, épaules, bras, jambes, vie, enfants, raison et amours, entre toutes ces briques, entre tous ces interstices, ces pavés. Je vous racontais toute ma frayeur de ces mêmes choses. Je pensais juste que depuis tous ses siècles passés, l'oubli était bien rapide, la mort bien lente.
Vous m'expliquiez la grandeur de ce sacrifice et j'imaginais la souffrance piégée entre toutes ces pierres.
Au regard aujourd'hui, il ne reste que la dentelle, la finesse.
L'inverse de l'érosion.
Peut être avaient-ils une raison.
Nous étions juste bras dessus, bras dessous, je regardais tous les visages.
Aucun n'était semblable.
Par GM le mardi 20 avril 2004, 20:32
On a une façon bien à nous de ne pas nous dire les choses
Je pense à vous.
Un long instant.
Très long.
Le plus possible..
Par GM le mardi 20 avril 2004, 16:51
Ne dites jamais " c'est naturel ", afin que rien ne passe pour immuable.
B. Brecht
mardi 13 avril 2004
Par GM le mardi 13 avril 2004, 20:12
Le mot juste, le mot qui sonne, celui qui tranche, qui balance, le mot juge et musicien, un maître chanteur.
Par GM le mardi 13 avril 2004, 19:57
Après plus d'un mois d'arrêt intensif, je peux confirmer : l'arrêt de la cigarette provoque une plus grande sensibilité olfactive. Surtout au printemps où toutes les senteurs sont exarcerbées : diesel, sans plomb, mazouts divers.
Se promener dans Paris, ce n'est que du bonheur.
Par GM le mardi 13 avril 2004, 08:49
Cela tourne et retourne.
Je cherche à trouver la bonne forme.
vendredi 9 avril 2004
Par GM le vendredi 9 avril 2004, 14:21
Au détour d'un parfum qui interpelle, on tourne les yeux pour regarder ces petites choses qu'on ne voit jamais, à force de passer à côté en étant pressé.
Par GM le vendredi 9 avril 2004, 14:19
L'expression d'un certain mépris, sur le petit bout de la petite scène.
Avec son empressement à jouer l'épicier, il me reste le sentiment qu'il a oublié de raconter son instrument.
Par GM le vendredi 9 avril 2004, 14:11
Tous les enfants se sont tus, d'un seul coup.
Il ne se passait rien, ou pas grand chose. Juste quelques jeux.
lundi 5 avril 2004
Par GM le lundi 5 avril 2004, 19:53
Une main dans la main.
Viens, on s'accompagne.
Par GM le lundi 5 avril 2004, 18:54
Je ne sais pas très bien pourquoi j'ai commencé à penser à toi, tout à coup. Le regard un peu vague dans le va et vient des passants et des voitures d'un dimanche après midi.
Elsa.
Aujourd'hui sans nom de famille à cause de cet oubli qui commence à tout effacer.
Petite fille, toujours première de la classe. Pas tellement souriante, pas tellement sauvage non plus, qui semblait avoir des pensées bien trop importantes pour notre âge à nous qui la cotoyons, toujours enfants. Je me souviens que tu n'avais alors qu'une seule vraie amie, vous étiez toujours ensemble.
Adolescente, toujours première de la classe, tu avais fini par ressembler à une jeune fille, quand les petites filles commencent à ressembler à des jeunes filles alors que les garçons restent des garçons. Non sans heurts, en guerre contre ton corps, contre le vide de l'anorexie ou le trop plein de la boulimie. A moins que ce ne soit le contraire. A moins que ce ne soit les deux. Au bout d'un mois je n'étais jamais certain de pouvoir te reconnaître, tant ton corps changeait, incertain. Et toi, comme ton corps, tu oscillais entre sagesse et hystérie, peinant à attirer les regards, les conspuant dans le même temps. Sûrement nous étions cruels et moi j'étais cruel également. Je crois que tu rêvais de Grêce Antique.
Puis tu as commencé tes études, on s'ést perdu de vue. Depuis longtemps en vérité, bien longtemps avant qu'on ne se voit plus pour de vrai, qu'on ne se croise plus dans le couloir d'un établissement scolaire commun, ou d'ami commun. Je ne sais pas si tu as eu d'autre amies, ni même un amant, tu semblais bien seule, bien souvent, quand je te croisais.
Je prenais juste de tes nouvelles comme je prend souvent des nouvelles, par interposé, au hasard des rencontres, et au fait, tu as des nouvelles de ...?
J'avais du mal à t'imaginer réellement heureuse, mais je t'imaginais sans peine brillante. Et j'espérais que tu trouverais sinon un peu de bonheur, au moins un peu de réconfort dans ce que tu réussirais forcément.
Un jour un interposé me donnant de tes nouvelles m'apprend que tu t'étais donné la mort quelques semaines plus tôt, me précisant par quel moyen, comme on le fait tout le temps dans ces cas là. Comme si ça pouvait avoir une quelconque importance. Je me souviens que j'avais regardé mon interlocuteur, pensant qu'il m'annonçait cette nouvelle bien mal, qu'il manquait de gravité, et j'ai eu immédiatement un peu honte de l'incongruité de cette pensée à ce moment.
Aujourd'hui, tu n'as plus qu'un prémon. A cause de l'oubli qui fini par tout effacer.
Par GM le lundi 5 avril 2004, 17:50
A proximité d'une fenêtre, tu te laisses caresser le visage par le soleil qui pointe.
Un instant, simple.
Tu cherches un mot, mais tu ne trouves rien à dire qui convienne au moment.
Alors, tu souris, c'est aussi bien.
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