Babils ferme.
Tout continue ici.
Restent les archives.
M'écrire
- affleurements -at- gmail.com
Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche
12/05/04
Par GM le 12/05/04, 11:49
Il prenait toujours le poste d'observateur pour commencer, par prudence, par timidité, ne commençant à parler que lorsqu'il avait compris le groupe.
Parfois, à force d'observer, il en oubliait qu'il était dans la pièce.
L'impression de devenir transparent.
10/05/04
Par GM le 10/05/04, 12:25
C'est comme un air de Jazz, une mélodie douce, un souffle chaud contre la nuque, une main sur la hanche.
Une petite musique que j'écouterais pour m'endormir.
Un air qui me manque lorsque la nuit garde le silence.
07/05/04
Par GM le 07/05/04, 12:36
Il t'arrive de chercher un mot pendant des heures, parce que tu sais que tu l'as déjà rencontré.
Tu ne trouves pas.
Comme un visage que tu n'arrives pas à redessiner.
04/05/04
Par GM le 04/05/04, 12:49
Il disait qu'il avait juste envie de regarder des jolies choses.
En le disant, il pensait il le trouvait très désuet, ce terme, "jolie choses". Mais il ne voyait pas tellement comment le dire autrement.
28/04/04
Par GM le 28/04/04, 18:51
Il y a ces mots qu'on ne dit pas parce qu'on aurait peur qu'ils nous emmènent trop loin.
Par GM le 28/04/04, 18:42
C'est difficile de raconter tout ça.
Vraiment difficile.
Quand son propre esprit trahit.
C'est comme la folie, en toute conscience.
...
20/04/04
Par GM le 20/04/04, 22:29
Je me souviens, ce soir là, nous marchions, bras dessus, bras dessous, sans idée d'avenir.
Vous m'expliqiuez toutes ces âmes, tout ce sang versé pour une idée folle, pour une idée que je détestais.
Vous me racontiez votre admiration pour ces hommes qui ont laissé santé, mains, épaules, bras, jambes, vie, enfants, raison et amours, entre toutes ces briques, entre tous ces interstices, ces pavés. Je vous racontais toute ma frayeur de ces mêmes choses. Je pensais juste que depuis tous ses siècles passés, l'oubli était bien rapide, la mort bien lente.
Vous m'expliquiez la grandeur de ce sacrifice et j'imaginais la souffrance piégée entre toutes ces pierres.
Au regard aujourd'hui, il ne reste que la dentelle, la finesse.
L'inverse de l'érosion.
Peut être avaient-ils une raison.
Nous étions juste bras dessus, bras dessous, je regardais tous les visages.
Aucun n'était semblable.
Par GM le 20/04/04, 20:32
On a une façon bien à nous de ne pas nous dire les choses
Je pense à vous.
Un long instant.
Très long.
Le plus possible..
Par GM le 20/04/04, 16:51
Ne dites jamais " c'est naturel ", afin que rien ne passe pour immuable.
B. Brecht
13/04/04
Par GM le 13/04/04, 20:12
Le mot juste, le mot qui sonne, celui qui tranche, qui balance, le mot juge et musicien, un maître chanteur.
« billets précédents - page 1 de 79