Certains jours, l'impression de naviguer à vue dans le brouillard créé par la persistance de quelques rêves qui se faufilent jusque dans l'écoulement de la journée. Je cherche pendant de longues minutes des messages envoyés ou reçus qui n'ont jamais existé ailleurs que dans mon sommeil, je me demande si cette conversation dont je garde un souvenir si précis a bien eu lieu ; je ne sais plus trop ce qui a été, ce que j'ai rêvé. A la fin, il subsiste une impression de flottement un peu désagréable, d'incertain, de malaise presque, dont je ne semble pouvoir me défaire qu'en retrouvant la nuit et de nouveaux rêves.