Je suis prisonnier des neiges en quelque sorte.
La ville est devenue blanche dans la nuit. Je déguste le craquement de la neige sous mon poids. Il est apaisant. La lumière est blanche, assez douce. Je devrais aller travailler, mais l'excuse de ne pas pouvoir me déplacer dans cette ville qui m'est encore étrangère alors que ses habitants semblent en plein désarroi est trop tentante. Alors je regarde, lové dans la chaleur et la nuit d'un expresso, les flocons recouvrir la ville et laisser les branchages tisser leur toile subtile sur le ciel blanc.
Je ne sais pas comment je vais rentrer sur Paris ni même si je vais pouvoir, mais en attendant d'affronter ces soucis, je goûte cette tranquillité surprise.
Par GM le 07/01/09, 09:31 - journal - Lien permanent
Commentaires
Je ne sais pas où tu es mais toujours est-il que cette phrase "Je ne sais pas comment je vais rentrer sur Paris ni même si je vais pouvoir" me laisse songeur. Dans ton cas, j'en profiterais peut-être pour ne pas rentrer...
Oh, pas très loin, juste à Aix en Provence, aucun moyen de quitter la ville en train aujourd'hui, et franchement hasardeux en voiture (que je n'ai pas, de toute façon).
Donc effectivement, j'y suis une nuit de plus...
Il y a pire comme lieu de retraite, tu aurais pu te retrouver à Venissieux...
Certes... ceci dit, c'est quand même un peu "gadoue gadoue" là tout de suite...
"La nuit tomba peu après, et avec elle l'aimable invitation à se lever du banc sous les arbres, à s'éloigner de la rive et à prendre le chemin du retour."
Robert Walser,
Retour dans la neige
Qu'il fait froid sans vous...
Perdue dans les entrelas de la photo ...