Je suis prisonnier des neiges en quelque sorte.

La ville est devenue blanche dans la nuit. Je déguste le craquement de la neige sous mon poids. Il est apaisant. La lumière est blanche, assez douce. Je devrais aller travailler, mais l'excuse de ne pas pouvoir me déplacer dans cette ville qui m'est encore étrangère alors que ses habitants semblent en plein désarroi est trop tentante. Alors je regarde, lové dans la chaleur et la nuit d'un expresso, les flocons recouvrir la ville et laisser les branchages tisser leur toile subtile sur le ciel blanc.

Je ne sais pas comment je vais rentrer sur Paris ni même si je vais pouvoir, mais en attendant d'affronter ces soucis, je goûte cette tranquillité surprise.