J'écoute la respiration du sommeil qui partage mes nuits, elle est agitée, un peu saccadée, jalonée d'un des nombreux cauchemars qui animent ses songes. Les traits de son visage sont tendus, inquiets.

Je prends la couverture et couvre l'inquiétude de chaleur, je pose ma main sur son ventre, pour l'apaiser. J'entend la respiration qui ralentit, qui se calme. Un sourire qui revient quelques minutes plus tard.

Je me sens dans un instant de partage, seul, souriant, serein malgré le sommeil qui s'enfuit depuis quelques semaines.