On marchait ensemble, côte à côte.
Des pas, sans réels but, au hasard des carrefours, des rues.
Les yeux ouverts.
Le froid sur la peau, le nez, les oreilles.
La ville qui s'agite autour.
j'aimais bien ce froid ce jour.
Je t'ai regardée, tu me regardais, tu me parlais, le sourire mutin.
Je ne pouvais pas trop entendre ce que tu me disais, j'étais trop occupé à te regarder occupée à être heureuse. Avec moi.
J'ai repensé à toutes ces journées passées ensemble, toutes ces nuits, ces mois, ces années maintenant. Ces journées et ces nuits, je les égrenais une à une. Ces jours passés à sourire, à rire et à pleurer. Ces nuits passées à espérer et à douter.
Je repensais à mes doutes, aux erreurs que j'avais tellement peur de faire qu'elles m'empêchaient.
Je me souvenais que plus jeune, j'avais été terrorisé de tes regards et tes sourires, de tout ce que tu me donnais, j'étais certain de ne pas mériter tous ces sourires et ces regards.
Aujourd'hui, dans ce froid, cet air un peu immobile, je n'avais plus peur. Les erreurs je les avais faites, certainement. Pas toutes, mais ma part. Et ta part aussi. Je ne pouvais plus me tromper. Ou si peu.
Je t'ai regardé, je t'ai souri. Je t'ai dis que je n'avais rien écouté de tes mots, que j'étais trop occupé à te regarder occupée à être heureuse. Je n'avais plus peur de te le dire.
Je t'ai dit que cette journée, je l'avais attendue tout ce temps.
Je t'ai dis que j'étais heureux.
Par GM le 19/10/03, 17:02 - Lien permanent