Un rêve.
Devant un miroir je regarde un visage qui n'est pas le
mien. Des cheveux noir, la peau très mate, sèche, ridée. Je me suis
comme inconnu, étrangement peu familier et pourtant, sans inquiétude.
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vendredi 4 avril 2008
Par GM le vendredi 4 avril 2008, 12:32
Un rêve.
Devant un miroir je regarde un visage qui n'est pas le
mien. Des cheveux noir, la peau très mate, sèche, ridée. Je me suis
comme inconnu, étrangement peu familier et pourtant, sans inquiétude.
mercredi 5 mars 2008
Par GM le mercredi 5 mars 2008, 23:30
Dans cette pièce un peu trop poussiéreuse, mal éclairée, trop petite, il se sentait bien, entouré qu'il était par la présence rassurante de ses livres.
jeudi 14 février 2008
Par GM le jeudi 14 février 2008, 22:46
Echange vignette panini de mémoire d'enfant mort contre autre vignette d'enfant mort aussi, mais mort pire (victimes de shoah appréciée). Parce que comme ça, ça vaut plus. Mais si vous n'en n'avez pas, on peut quand même aller jouer aux billes.
lundi 14 janvier 2008
Par GM le lundi 14 janvier 2008, 17:56
Il reste devant la porte du métro qui est ouverte, il la regarde et regarde ailleurs en même temps, il hésite, attend le dernier moment pour sortir. Il se confond en excuses et elle répond que ce n'est pas grave mais lui continue. Il a l'air dépité, triste, il ne sait pas quoi dire, comment le dire, quel geste faire, un regard pour se sentir un peu moins pathétique la prochaine fois, tout à l'heure, quant il pensera que, quand il se dira qu'il a mal vu, mal compris, que c'est encore possible.
La sonnerie et il sort finalement. Pendant quelques secondes, il marche à la même vitesse que le métro tant qu'il peut. Pour rester à sa hauteur et la regarder encore un peu, guetter un regard, un signe, un indice, tandis qu'elle refuse obstinément de sortir le regard de son sac à main dans lequel elle cherche à s'échapper en essayant d'y trouver un objet quelconque, n'importe quoi pouvu que ce soit assez long à trouver,
Et puis, le tunnel et ils sont seuls, tous les deux.
lundi 7 janvier 2008
Par GM le lundi 7 janvier 2008, 09:50
La lumière, ou plutôt son absence, comme un crépuscule qui dure toute la journée.
jeudi 13 décembre 2007
Par GM le jeudi 13 décembre 2007, 10:26
Parfois, je crois que je m'endors en sursaut.
Ou plutôt :
Il s'endormit en sursaut, ()
lundi 10 décembre 2007
Par GM le lundi 10 décembre 2007, 22:53
Le filtre blanc de tes cigarettes me font penser aux Gauloises brunes de mon grand père, et cette odeur si forte qui me revient, frustre et acre, encore dans les narines vingt ans après malgré les rivières de blondes faussement distinguées qui ont pu couler par dessus.
lundi 3 décembre 2007
Par GM le lundi 3 décembre 2007, 09:29
D'un message reçu ce matin, un petit sourire s'échappe : l'excuse évoquée ne peut plus tenir, il faut taper du point... (sur les "i", il va sans dire...)
dimanche 25 novembre 2007
Par GM le dimanche 25 novembre 2007, 18:30
Un dimanche un peu morne qui s'écoule, de lumière qui décline, j'aperçois au fond de la cour le pêcher un peu malingre, nu. L'impression d'un automne qui s'est passé sans moi, trop vite, trop bref, je n'ai pas eu le temps s'en humer les odeurs, les couleurs. Comme une petite histoire qui se répète tous les ans, celle d'une envie un peu convenue de campagne, d'espace, de terre et de végétal.
lundi 12 novembre 2007
Par GM le lundi 12 novembre 2007, 16:04
Je regarde ce couple de touristes allemands s'interroger, un peu hilares, sur la façon dont s'actionne le loquet de la porte du métro et je me revois dans la même situation, en plein désarroi face à des portes récalcitrantes, dans le métro de villes étrangères ou plus proche, dans certains trains de banlieue parisienne dont le système d'ouverture ne reproduit pas fidèlement celui du métro.
Je ne sais qui de moi ou de la ville habite réellement l'autre.
mardi 6 novembre 2007
Par GM le mardi 6 novembre 2007, 09:32
La froidure les fait rougir, flétrir et tomber.
En silence
mardi 16 octobre 2007
Par GM le mardi 16 octobre 2007, 14:16
Dans le ciel, au Paradis ou ailleurs, à chacun ses convictions, les tirailleurs marocains tirent la gueule. Ils ne sont pas d’ailleurs pas les seuls. Rejoints par les mineurs de fond Polonais, les peintres et les maçons Portugais ou Espagnols, les tailleurs et les fourreurs juifs des ghettos d’Europe de l’Est, les Zouaves et les travailleurs Africains de l’automobile, les manœuvres Algériens et Tunisiens, les Arméniens et autres étrangers symboles de la haine hitlérienne sur cette fameuse affiche rouge, les Malgaches et les Sénégalais, les chauffeurs de taxis de la Russie blanche et les travailleurs de l’ombre de l’ancienne Indochine, les Marocains et ces multitudes de manœuvres, de tâcherons, de journaliers venus d’ailleurs et qui hurlent parce qu’ils ne sont pas cités dans cette énumération, tous s’interrogent lourdement et tristement.
Je me demande souvent, ces dernières semaines, ce que serait ma vie aujourd'hui si, lorsqu'Elle est arrivée en France il y a soixante ans, la même ambiance d'hystérie vaguement xénophobe (au sens littéral : de la peur, parfois hargneuse, mais de la peur) régnait sur les sujets d'étrangeté, d'immigration, d'identité. J'imagine un lent retour cahotant au travers une Europe encore en ruine suivi d'un aller simple vers la Sibérie, puisque le simple fait d'avoir quitté la Russie d'alors l'aurait rendue suspecte au yeux du pouvoir fou qui régnait sur place.
Et moi aujourd'hui, je serais où, je serais qui ?
jeudi 11 octobre 2007
Par GM le jeudi 11 octobre 2007, 17:41
Un rêve.
Dans la ville, certaines des personnes que je croise sont habillées d'une tunique de nonne, grise, le visage recouvert d'un masque vénitien. Des femmes surtout. J'ai l'impression de me mouvoir au milieu de statues mobiles et bavardes. Plus que leurs tenues, c'est leurs bavardages qui me choque. Il me semble que dans cette tenue elle auraient le devoir d'être triste, ou au moins, graves. Et pourtant non ; elles bavardent et piaillent sans arrêt, frivoles, inconscientes.
lundi 17 septembre 2007
Par GM le lundi 17 septembre 2007, 21:21
A la sortie de métro château rouge, là où quelques personnes distribuent ces petits papiers maraboutés (vous êtes malheureux ? vous passez un examen ? votre mari vous a quitté ? appelez-moi et tout vous réussira, votre cœur et votre portefeuille seront plus léger, les résultats sont garantis).
Ce jour là, il en est un qui se montre particulièrement insistant face au refus répété de prendre son bout de papier de la part de cette femme qui déboule une poussette à la main. Fort marri de ses échecs répétés, il lui lance avec un fort accent africain : « mon métier c'est de mettre les papiers dans les mains des gens et toi tu n'as pas de papier dans la main, alors prend le ».
Et elle de répondre, du tac au tac, sans le regarder : « Hey, tu as déjà vu un noir avec des papiers dans ce quartier, toi ? »
Et je m'échappe, sourire aux lèvres et sans papier.
mardi 11 septembre 2007
Par GM le mardi 11 septembre 2007, 20:36
Un rêve
Winston Churchill en train de faire du roller.
(mon activité onirique est relativement déconcertante ces derniers jours...)
vendredi 24 août 2007
Par GM le vendredi 24 août 2007, 14:53
Un rêve.
Une immense porte fenêtre qui ne mène nulle part (où plutôt, je ne vois pas sur quoi elle ouvre, bien qu’elle soit vitrée) et qui vole en éclats à chaque fois que je tente de l’ouvrir, jusqu’à ce que je me réveille de fureur.
mercredi 22 août 2007
Par GM le mercredi 22 août 2007, 21:13
Le secret d'ennuyer est de tout dire
Voltaire
(sous cet éclairage, j'imagine que les quelques lecteurs encore égarés en ces lieux doivent passer des moments absolument palpitant en ma compagnie ;)
mardi 17 juillet 2007
Par GM le mardi 17 juillet 2007, 22:52
C'est la farandole des doutes, je me pose musique à l'oreille et je pèse, soupèse, réfléchis à trois fois (trois cent), j'imagine le pour et regarde le contre, je tourne autour, lis quelques avis contradictoires, écoute ceux qui contredisent les contradictoires, et le plus souvent, je prend suffisament de temps pour qu'à la fin il n'y ait plus guère comme décision à prendre que celle de constater que la vie à très bien continué son bout de chemin sans trop se soucier de mes atermoiments, que le problème de départ n'en est plus vraiment un et que d'ailleurs, j'ai presque oublié de quoi il s'agissait exactement. Cette fois pourtant, ce n'est pas le cas. Je change de musique, plus tendue, plus erratique. My Favorite Things en boucle.
Je crois que je ne sais pas très bien écouter mes envies, mes désirs, savoir ce qui me plairait bien dans l'éventail des possibles proposés à court terme (ne parlons même pas d'une projection vers une reconversion dans une activité aussi étrange et lucrative telle que rentier, horticulteur ou bien patron d'un hôtel-restaurant avec vue sur le vieux port que j'irais prendre en photo tous les matins au lever du soleil). Je préfère le plus souvent me tourner vers des choix basés sur des constructions aussi élaborées qu'elles s'avèrent finalement ineptes et parfaitement déplaisantes à la pratique voire parfaitement incompréhensibles (mais où voulais-je donc en venir ? où voulais-je donc aller ?). Et tout ça alors même que j'imaginais bien que c'était exactement ce dont j'avais besoin si on tenait compte du fait que, et que, et encore que, quoique. Mais en suis-je vraiment certain ?
Et cette fois, comme à chaque et rare fois où je prend une décision un peu (très, trop ?) vite, et la laisse paraître avec suffisament de sabots pour qu'elle soit considérée comme étant acquise par celui qui l'attend : je me sens déjà engagé sans pour autant n'avoir encore rien signé et je me retrouve demain face à celui que je vais probablement quitter sans vraiment le lui avoir dit et laissé une chance de me rattraper. Et alors, je passe la soirée à me demander si, si, et si cette décision est bien la bonne parce qu'à mon age, se laisser aller à prendre une telle décision, comme ça, sans avoir préalablement passé douze semaines de torsions mentales me semble tout de même un peu léger...
jeudi 28 juin 2007
Par GM le jeudi 28 juin 2007, 12:15
Assis sur le banc, il écoute le vent secouer les arbres et regarde la couleur de la lumière d'avant l'orage.
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